Kelou mat 02 Edito février 2018

Et moi, et moi, et moi
dimanche 4 février 2018
par  Jean-Luc Pillot
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« Et moi, et moi, et moi ».
Nous nous rappelons cette chanson satirique de J. Dutronc en 1966. Il y évoquait les millions d’êtres humains en attente de solidarité. Chacun des six couplets se terminait par la même phrase : « j’y pense et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie ».

Et si mon carême renversait cette constatation en « j’y pense et puis j’agis ». On parle parfois du Carême comme un temps de conversion. Pour un skieur, la conversion est un mouvement qui lui permet de repartir à 180° de la trace qu’il faisait. C’est ça que l’Eglise me propose pendant ce temps de Carême : arrêter de ne penser qu’à moi bien à l’abri dans ma bulle pour tourner mon regard vers les autres et pour y trouver le Seigneur : « Celui qui dit »j’aime Dieu« qu’il ne voit pas et qui n’aime pas son frère qu’il voit, est un menteur », nous rappelle St Jean. J’aurais tort de réduire mon carême seulement à des exercices spirituels supplémentaires ou à des privations alimentaires. Cette attitude, si sincère soit-elle, doit s’accompagner d’une conversion dans ma manière d’être présent aux autres.

Et si nous faisions de cette attention à l’autre, une règle de vie communautaire tout au long de notre Carême… pour la conserver bien sûr au-delà de ce temps de conversion. Une fois le bon pli pris, il faut le garder !
L’attention à l’autre, pour être vraie, authentique, doit se traduire en attitudes, en actes.

Dans l’esprit de la loi synodale 15, l’Equipe d’Animation Paroissiale, tant pour Plouha que pour Paimpol, vous propose d’être particulièrement attentifs à l’attitude de L’ACCUEIL :

Autour de l’Eucharistie, nous chercherons à développer une vie fraternelle et un esprit de communion, par exemple :

  • A l’entrée de l’église, un prêtre et une équipe pour veiller à l’accueil.
  • Des temps de rencontre après la célébration (café, repas partagé)
  • Un « taxi-dimanche » proposé aux personnes sans moyen de locomotion
  • Des personnes venant de relais où la messe n’est plus célébrée chaque dimanche, pleinement intégrées dans le service liturgique

Je ne viens pas assister à la messe comme je vais assister à un spectacle. Je viens participer à une fête de famille ; je viens retrouver des frères et sœurs pour un repas eucharistique présidé « en bout de table » par le Seigneur lui-même à travers le prêtre célébrant.
Des propositions concrètes nous seront faites et nous comptons sur votre bonne volonté pour redonner à nos assemblées une dimension chaleureuse.

Nous pensons par exemple, en complément de l’équipe liturgique « de service », à faire une « équipe d’accueil »

  • qui dise bonjour et donne le billet du dimanche, le carnet ou la feuille de chant,
  • qui repère les visages nouveaux, les accueille plus longuement, les accompagne en haut de l’église pour qu’elles ne n’isolent pas au fond, leur proposant une « bonne place » devant s’ils sont de jeunes enfants.
  • qui prolonge cet accueil même quand la célébration est commencée.

Rien d’extraordinaire en somme, simplement une correction de nos dérives pour retrouver le droit chemin.

Bon chemin de Carême

Abbé Eric Le Forestier


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Kelou mat février 2018

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