Kelou mat 04 Avril 2018

Rebondissement dans l’affaire de Jésus le crucifié
samedi 31 mars 2018
par  Jean-Luc Pillot
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Si la presse écrite avait existé à l’époque du Christ, on aurait pu lire en gros titre en 1re page du quotidien de Jérusalem au lendemain du shabbat de Pâques :

« REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE DE JESUS LE CRUCIFIE »

Le tombeau est vide, des femmes disent l’avoir vu vivant et lui avoir parlé. Si l’on avait fait un sondage auprès d’un échantillon de la population de Jérusalem pour savoir ce que les gens en pensaient, quelle majorité de gens aurait dit « j’y crois » ?
C’est tellement contradictoire avec la loi humaine de la mort !
Même les apôtres, qui pourtant avaient fréquenté Jésus en même temps, vont avoir des opinions différentes :
D’abord, ils ne vont pas croire les femmes venues leur dire que Jésus ressuscité leur avait parlé !
Mais Pierre et Jean partent en courant pour « vérifier » au moins que le tombeau est vide.
Arrivés au tombeau, JPEG - 112.8 ko Pierre voit mais ne comprend pas, Jean voit et croit, Thomas veut voir pour croire, Paul, quelques dizaines d’années plus tard, va croire sans voir.
Marie Madeleine va croire simplement parce que celui qu’elle prenait pour le jardinier, l’appelle par son prénom « Marie ».
Bien sûr, ils avaient essayé d’oublier, c’était trop invraisemblable ; ils étaient repartis pêcher sur le lac de Tibériade mais même là à 100 km de Jérusalem, Jésus ressuscité les retrouve, les rejoint et les envoie de nouveau en mission, comme trois ans plus tôt quand il les avait appelés pour la 1re fois.

J’aime cette histoire troublante, invérifiable scientifiquement, qui tout d’un coup va sortir l’être humain de sa finitude pour lui ouvrir une route vers l’infini, vers l’éternel, l’éternité, qui va faire passer Jésus du domaine de l’histoire à celui de la Foi.

J’aime qu’il reste une part d’ombre dans notre adhésion à Jésus ressuscité parce que cette part d’ombre, si nous sommes honnêtes, nous poussera à chercher la lumière, à chercher à comprendre. Sur une question aussi importante, il nous faut choisir et vivre notre choix : mais c’est difficile !

Finalement, est-ce que notre « oui » au Christ ressuscité n’est pas comme toute histoire d’amour ?
Nous disons un « je t’aime » parce que c’est le premier pas -risqué mais indispensable- sans lequel nous n’irions pas plus loin dans l’amour !
Nous disons un « je crois » parce que c’est le premier pas, risqué mais indispensable, sans lequel nous n’irions pas plus loin dans la Foi !

Abbé Eric Le Forestier

Documents joints

Kelou mat n°4 avril 2018

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