Kelou mat n°10 octobre 2018 Enregistrer au format PDF

« Et qu’est devenue notre espérance ? »
Jeudi 4 octobre 2018 — Dernier ajout jeudi 27 septembre 2018

L’année pastorale se met en piste. Comme pour chacun, et chacune de nos familles, c’est l’heure du recommencement, après la halte estivale. Cette nouvelle année pastorale qui s’ouvre, comme on ouvre une porte, nous rappelle que notre société à besoin de « phares » qui indiquent un chemin d’espérance, une voie navigable permettant de traverser les tempêtes de la vie et de ne pas sombrer avec les prophètes de malheur.

Père Jean Chilair Boncœur

L’année pastorale se met en piste. Comme pour chacun, et chacune de nos familles, c’est l’heure du recommencement, après la halte estivale. Cette nouvelle année pastorale qui s’ouvre, comme on ouvre une porte, nous rappelle que notre société à besoin de « phares » qui indiquent un chemin d’espérance, une voie navigable permettant de traverser les tempêtes de la vie et de ne pas sombrer avec les prophètes de malheur. La société moderne change et les repères des plus jeunes ne sont plus forcément les mêmes que ceux de leurs aînés. Pour autant, il ne faut céder ni à la tentation du pessimisme, ni à celle du minimalisme. Le Seigneur est notre espérance, et il nous ouvre à la dimension universelle de notre communauté. Nous avançons quotidiennement en union avec tous les chrétiens du monde.

Soyons donc réalistes, cette nouvelle année pastorale, il nous faut donc l’envisager avec confiance, enthousiasme et plein d’espérance. Pour les uns, il faudra la poursuivre sur les chemins de la vie quotidienne en nous retrouvant pour les célébrations, les réunions des mouvements, les temps forts et les rencontres paroissiales par exemple. Pour les plus jeunes, les propositions de catéchèse seront l’occasion de découvrir ou d’approfondir notre foi chrétienne pour qu’ils puissent en faire leur « carte de navigation ». L’Evangile est culture et doit devenir notre programme de vie quotidienne. Cela ne peut se faire que si nous proposons à nos jeunes des repères chrétiens qu’ils pourront plus tard approfondir durant leur vie d’adulte en plaçant Jésus au cœur de leur vie.

Comme nous le rappelle saint Augustin, pour transmettre la foi, il y a une autre exigence : celle de s’ouvrir à l’espérance qui nait de la foi en la Résurrection. L’espérance a en effet un nom précis : le Christ ressuscité (Traité du Catéchisme 25,46). «  En lui, tu vois les peines que tu as à supporter, et la récompense que tu obtiendras ; sa passion est l’image des unes ; sa résurrection, l’image de l’autre. Ainsi, encore une fois, est-il devenu le sujet de notre espérance. Il y a, pour nous, deux sortes de vie : l’une, qui est maintenant notre partage ; l’autre, qui n’est encore que l’objet de nos espérances.  » (Discours sur les Psaumes 60,4).

Ainsi la personne qui transmet la foi est pleine d’espérance, prête à témoigner de cette espérance qui est en elle, évitant ainsi tout propos trop pessimistes sur le temps présent. Il y a là un optimisme, soutenu par la foi, et une attention cordiale pour les autres.

Enfin la personne qui transmet la foi est quelqu’un qui donne avec joie (Traité du Catéchisme 2,3). Celui ou celle qui éduque à la foi, comme le dirait Don Bosco, c’est celui qui « étudie comment se faire aimer », qui comprend et partage les intérêts, l’affection, les conditions et les attentes des fidèles, pour les conduire, dans la joie, à la rencontre du Seigneur. Voilà un beau programme pour commencer cette nouvelle année pastorale.

Oui, le catéchisme sera l’occasion de découvrir ce qu’est l’espérance chrétienne, le pardon, la foi, l’ouverture du cœur et de développer le sens de la communauté. Plus qu’un simple rendez-vous à tenir, il s’agit pour nos jeunes de découvrir qui est Jésus-Christ et comment Il est compagnon de route. Ainsi l’espérance de l’Evangile sera l’un des piliers fondateurs de leur vie.

En ce début d’année pastorale, donnons à nos jeunes toutes les chances d’être des hommes et des femmes de demain qui verront avec leur cœur et seront des artisans de paix et de dialogue. Oui, comme le disait le Pape François, « contribuons à leur donner l’espérance d’une vie meilleure ».
Afin que cette année porte de bons fruits et que le règne de Dieu avance un peu plus dans le monde et dans notre paroisse.

Père Jean Chilair Boncœur

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