Agenda
Après celle du 20 juillet par le Pr Pierre-Antoine Gourraud, une deuxième conférence exceptionnelle aura lieu à la chapelle Sainte-Eugénie, de Plouha. La conférence sera suivie d’un verre de l’amitié qui marquera la clôture de cette exposition, intitulée « Takashi et Midori Nagai, les saints de la bombe atomique ». L’exposition sera ouverte le samedi 4 octobre pendant la conférence. Elle comprend dix panneaux retraçant la vie de Takashi et Midori, dans cette période dramatique de notre histoire moderne.
Les partenaires pour cette exposition : « Les amis de Takashi et Midori Nagai » (en italien : Amici di Takashi e Midori Nagai) est un Comité, reconnu comme Acteur canonique par le Diocèse de Nagasaki, créé à Rome le 23 mars 2021 par des amis qui connaissaient l’histoire et la foi des époux Nagai et en étaient profondément affectés. L’objectif du Comité est de diffuser le témoignage de ce couple et de promouvoir leur cause de béatification. Les panneaux d’exposition ont été créés par ce Comité, et mis à disposition de l’association des Amis de la Chapelle Sainte-Eugénie pour l’été 2025 par la branche française de l’association Communion et Libération. Les livres proposés à la vente ont été mis à disposition par les Editions Chora.
« Takashi et Midori NAGAI, les saints de la bombe atomique », qui sont-ils ? Midori est née le 8 octobre 1908. Lorsque ses parents décident d’accueillir Takashi Nagai, un étudiant en médecine jusqu’alors inconnu, elle participe immédiatement avec sa famille à la prière pour qu’il rencontre le Christ. Midori le rencontre lors du réveillon de Noël 1932. Le lendemain, elle est sauvée d’une mort certaine par péritonite grâce à l’intervention opportune de Takashi. C’est ainsi que commence sa présence discrète aux côtés du jeune Takashi, qui s’interroge sur le sens de la vie et de la mort. Ils se marient en août 1934. L’histoire de Takashi et Midori Nagai est mystérieusement liée à toute l’histoire du christianisme au Japon, dont le cœur a toujours battu à Nagasaki. Tout ce qui s’est passé au Japon pendant quatre siècles – depuis le travail des missionnaires jésuites jusqu’aux milliers de martyrs et de chrétiens cachés – semble vouloir converger vers l’histoire de leur vie. La ville de Nagasaki est encore riche de nombreux témoignages de cette histoire, qui trouve en Takashi et Midori le fruit lumineux éclos dans l’impensable tragédie de la bombe atomique et qui prouve que le Sang des Martyrs est la semence de la communauté chrétienne.
Cette journée a pour thème « La place des proches aidants » et a comme intervenant Olivier Calon, président de la CORERPA (Coordination Régionale des Retraités et Personnes Âgées d’Ile-de-France).
Le mot des organisateurs : Depuis quelques années, la durée d’hospitalisation a été fortement réduite et continue de l’être. L’ambulatoire se pratique de plus en plus. Les H.A.D (Hospitalisation A Domicile) se développent sur tout le territoire. Des personnes âgées souhaitent vivre le plus longtemps possible à domicile plutôt qu’en institution, etc. Ces évolutions ont entrainé la création des proches aidants. La charte européenne de l’aidant familial présente sa mission, en disant : « C’est une personne non professionnelle qui, pas défaut ou par choix, vient en aide, à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour ses activités de la vie quotidienne. » Nous connaissons peut-être des proches aidants dans notre famille, notre entourage ! Mais quelles sont les statuts et les droits de ces proches aidants ? Comment éviter l’isolement et la fatigue des AIDANTS ? Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre durant cette journée du 16 octobre, avec l’aide de notre intervenant : Monsieur Olivier Calon, président de la CORERPA d’Ile-de-France.
Informations pratiques :
- Public : Personnes engagées dans la pastorale de la santé et tout public
- Une messe sera célébrée à 11h30 à la chapelle de la Maison Saint-Yves
- Prévoir son pique-nique pour déjeuner sur place
Au programme :
- 9h30 : Rendez-vous à la Maison paroissiale « La Source », 18 rue Vicairie à Saint-Brieuc
- 10h30 : Démarche jubilaire à la cathédrale Saint-Etienne de Saint-Brieuc pour les servants et servantes d’autel du diocèse de Saint-Brieuc
- 11h30 : Marche vers la Maison diocésaine Saint-Yves, 81 rue Mathurin Méheut à Saint-Brieuc (quartier Cesson)
- Visite de la Maison Saint-Yves, ancien Grand séminaire de Saint-Brieuc devenu Maison diocésaine
- Ateliers en lien avec le service de l’autel
- 12h30 : Pique-nique sorti du sac
- 15h30 : Messe célébrée par Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, avec les familles des servants et servantes d’autel du diocèse de Saint-Brieuc, à la chapelle de la Maison Saint-Yves
Rassemblés pour célébrer, les servant(e)s d’autel sont membres de l’assemblée même s’ils sont placés dans le sanctuaire de l’église, et ont une fonction spéciale à jouer dans les célébrations liturgiques. Les servant(e)s d’autel participent activement à la prière de l’assemblée puisqu’ils en font partie : chants, prières communes, attitudes physiques.
A l’occasion de la messe de béatification de 50 religieux, séminaristes et fidèles laïcs morts en 1944 et 1945 en haine de la foi qui a eu lieu le 13 décembre 2025 en la cathédrale Notre-Dame de Paris, une prière d’action de grâce sera célébrée le mardi 16 décembre 2025 à 18h30 en la cathédrale Saint-Etienne de Saint-Brieuc pour Eugène Lemoine, jociste et briochin béatifié, martyr de l’apostolat. L’eucharistie sera présidée par Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, et est ouverte à tous. L’occasion de faire mémoire en diocèse.
Un peu d’histoire : Le 4 octobre 1987, à Rome, en ouverture du synode des Évêques sur l’Apostolat des Laïcs, avait lieu la béatification de Marcel Callo, jociste de Rennes (1921-1945), mort en martyr au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche. A cette occasion, des voix multiples s’élevèrent à travers toute la France pour rappeler la mémoire d’autres « Marcel Callo », impliqués, d’une manière ou d’une autre, dans l’aventure du STO (Service du Travail obligatoire), arrêtés pour « action catholique » et condamnés à des peines d’emprisonnement et de camp de concentration. Le 14 septembre 1988, en la fête de la Croix glorieuse du Seigneur, le Cardinal Decourtray, agissant comme Président de la Conférence des Évêques de France, rendait publique l’ouverture de la « Cause de béatification collective des Martyrs de l’Apostolat organisé au sein du STO ». Parmi les Martyrs, l’un est du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier : le Jociste Eugène Lemoine. [ En savoir plus ]
Biographie d’Eugène Lemoine, « un petit gars de Saint-Brieuc né en 1920 » : Son histoire va être brève, mais avec une extraordinaire densité humaine et chrétienne. A 14 ans, apprentissage de menuisier, puis compagnon. Très vite, il va entrer dans la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) naissante. Il connaît le Front Populaire de 1936. En juillet 1937, il est au Parc des Princes au milieu de 50000 autres jeunes travailleurs. En 1942, il devient Président de la JOC de son département. C’est l’Occupation. Plusieurs possibilités : entrer dans la Résistance ? Rejoindre la France Libre ? Mais, parce qu’il était jociste, ce petit menuisier, qui se voulait pleinement du monde ouvrier, va subir le STO en Allemagne. Assurément, il avait, le 14 mars 1943, dénoncé véhémentement ces mesures iniques de déportation. Pour le Christ, loin de se dérober à cette mesure, il s’est voulu solidaire des requis : « Pour moi, je pars accompagner les gars qui n’ont pas le choix. Je serai jociste au milieu d’eux ».