Mois de Marie : le chapelet et ses origines
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Mois de Marie … Mois du chapelet
Au cours de ce mois de mai, nous sommes invités à nous retrouver dans nos églises, dans nos chapelles pour prier Marie par la récitation du chapelet.
Mais d’où vient donc le chapelet ?
Pour retrouver l’origine du chapelet, il faut remonter loin dans l’histoire. Déjà, avant la naissance du christianisme, bouddhistes et hindouistes font appel à un collier de méditation dont la récitation se veut être un apaisement spirituel pour guérir les blessures de l’âme. Ensuite dans les premiers siècles, les ermites enchainent des prières pour orienter leur être vers la contemplation de Dieu.
Mais c’est au 12ème siècle, surtout chez les Cisterciens et les Chartreux qu’apparait le chapelet comme support de la dévotion à Marie, pour guider la prière au Père par le Christ. Les frères convers ne participent pas à la prière des heures (en latin) et ont ainsi, avec la prière du chapelet, une forme de prière qui leur est propre. Plus tard cette prière est préconisée surtout par les Dominicains : Alain de La Roche (natif de Plouër-sur-Rance en Côtes d’Armor et fêté le 9 septembre) fut l’un de ceux qui diffusent largement le culte du Rosaire.
Pourquoi ce mot chapelet qui fait référence au chapeau ? Au Moyen Âge, les familles possèdent une statuette de la Vierge Marie sur laquelle on dépose une couronne de roses comme un chapeau (chapel en vieux français) ce qui a donné le chapelet et le mot rosaire découle des
roses de cette couronne. Le rosaire complet comporte une méditation :
- des Mystères joyeux (Annonciation, Visite de Marie à Elisabeth, Naissance et Présentation de Jésus au temple, Jésus retrouvé au temple),
- des Mystères lumineux (baptême de Jésus, noces de Cana, annonce du Royaume de Dieu,Transfiguration, institution de l’Eucharistie),
- des Mystères douloureux (agonie à Gethsémani, flagellation, couronnement d’épines, portement de croix, crucifixion et mort…)
- des Mystères glorieux (Résurrection, Ascension, descente du Saint Esprit au cénacle, Assomption de Marie et son couronnement).
Les papes ont toujours recommandé cette prière : « Le chapelet est ma prière préférée. C’est une prière magnifique, magnifique par sa simplicité et sa profondeur. Effectivement, avec en arrière-plan les paroles de l’Ave Maria, ce sont tous les évènements essentiels de la vie de Jésus qui passent devant les yeux de notre âme. En même temps, tout au long des mystères du Rosaire, notre coeur peut inclure tous les événements de la vie d’une personne, de la famille, de la nation, de l’Eglise et de l’humanité ; des intentions personnelles et celles de notre prochain, en particulier tout ce qui concerne nos plus proches et que nous portons dans notre coeur. Ainsi la modeste prière du Rosaire épouse-t’elle le rythme de la vie humaine. » (Jean-Paul II)