Kelou mat 01 Edito janvier 2018 Enregistrer au format PDF

Voeux : Plaisir et Tradition
Lundi 1er janvier 2018 — Dernier ajout jeudi 27 septembre 2018

Edito de l’abbé Le Forestier C’est la tradition, c’est la coutume, ce passage d’une année à l’autre engendre, sous de multiples formes, une multitude d’échanges de phrases, de lettres, de mails, de montages autour de l’expression « Bonne et heureuse année ».

C’est la tradition, c’est la coutume, ce passage d’une année à l’autre engendre, sous de multiples formes, une multitude d’échanges de phrases, de lettres, de mails, de montages autour de l’expression « Bonne et heureuse année ».

Bien sûr, il y a des vœux« professionnels »motivés par le marketing : faire plaisir aux clients ou « bons » clients, des vœux qui n’engagent pas véritablement celui ou ceux qui les transmettent, mais je pense davantage aux vœux que nous nous adressons les uns aux autres parce que nous nous situons dans une forme de relation communautaire : famille, amis, quartier, commune, associations, relais ou paroisse.

C’est le même verbe que l’on utilise pour dire « offrir ses vœux » et « offrir un cadeau » ; offrir, c’est un geste qui est source de plaisir à la fois pour celui qui offre et pour celui qui reçoit ; mais il ne faut pas que les mots soient vides, creux. Ce qui donne de la valeur à nos mots, ce ne sont pas les lettres qui les composent mais plutôt les sentiments dont nous les habillons.

Qu’est-ce que nous mettons dans ces mots« Bonne et heureuse année » ?

Au minimum, nous devrions souhaiter intérieurement que la personne à qui nous offrons nos vœux connaisse vraiment le bonheur. Tout être humain a droit au bonheur, au plaisir de vivre.

Mais le bonheur ne se vend ni ne s’achète ! Il se construit et si la personne à qui je souhaite du bonheur, ne peut pas toujours le construire toute seule, je dois parfois l’aider, la soutenir.

Alors, offrir nos vœux à quelqu’un qui a du prix à nos yeux, à quelqu’un que l’on aime et pour qui l’on souhaite vraiment du grand bonheur, est-ce que ça ne nous engagerait pas ?

Est-ce que dans nos vœux, la personne à qui l’on s’adresse va sentir qu’elle peut compter sur nous ?

A chacun de construire sa propre réponse.

Si les vœux s’offrent prioritairement à des personnes individuelles, ils peuvent aussi rejoindre des familles, des groupes et donc une paroisse non pas considérée comme une structure mais comme une famille.

Alors, qu’est-ce que nous, prêtres à votre service, pourrions vous souhaiter ?

C’est bien sûr l’esprit du synode diocésain qui oriente ces souhaits.

* De la convivialité, de la chaleur, de l’attention fraternelle. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaitra pour mes disciples » dit Jésus.

* de l’ouverture : un esprit accueillant ; se réjouir que de nouvelles personnes viennent renforcer notre vie de relais, de paroisse : s’en réjouir et non pas s’en méfier, leur faire une place, être accueillants à leurs idées, à leurs charismes

* de la solidarité inter-relais : certains sont plus « riches » que d’autres en termes d’acteurs et donc de dynamisme.

Comment mieux s’entraider ?

Par l’engagement : Il y a des acteurs qui s’essoufflent à cause de leur âge ou de la multiplicité de leurs missions.

Mgr Moutel a conclu le document « Actes du Synode diocésain » par un chapitre « pour une conversion pastorale ».

Les souhaits qu’il y exprime sont faits pour devenir réalité.

Entrons ensemble dans cette année 2018 pour que tous ces vœux, ces souhaits se transforment en piliers sur lesquels nous nous appuierons pour aller encore plus loin l’an prochain.

Abbé Le Forestier

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