Kelou mat n°6 juin 2022 Enregistrer au format PDF

« L’Esprit Saint nous anime et nous guide. »
Vendredi 1er juillet 2022

Le temps pascal va s’achever avec la fête de la Pentecôte où nous célébrons le don de l’Esprit Saint qui correspond à la naissance de l’Église. Ce Temps Pascal nous aura-t-il suffisamment transformés pour que nous puissions revoir l’ordre de nos priorités et hiérarchiser nos urgences dans nos paroisses ? Le disciple bien-aimé l’a accompli à sa façon. Sa priorité, son urgence est l’unité des chrétiens. Il demeure disciple puisqu’il continue de marcher à la suite de Jésus. Son urgence ne se situe pas dans le pouvoir ou l’influence mais dans le témoignage qu’il tient, humblement, jusqu’au bout.

Ce Temps Pascal nous aura transformés en ravivant en nous le véritable état de disciple. Nous sommes des témoins de la Résurrection, de cette joie de contempler le Christ victorieux, le Christ ressuscité, de cette folle obsession qui nous fait revoir l’ordre de nos priorités, qui nous fait tout relativiser, qui nous donne un bonheur sans fin. Être heureux, c’est vivre du bonheur de cette vie qui nous a été donnée, plus forte que la mort, de cette victoire du Christ qui est aussi la nôtre. Être heureux, c’est partager cette Bonne Nouvelle aux hommes de ce temps pour les rendre eux-mêmes heureux.

L’Esprit Saint qui nous a été promis nous anime et nous guide. Ne nous encombrons pas de soucis ou de crainte… c’est lui qui s’en charge ! Sans l’Esprit Saint, il n’y a pas d’Église. C’est lui qui rassemble et unit les individualités sans gommer les différences, les singularités et la diversité de ceux qui la composent. Notre témoignage est essentiel mais le résultat ne nous appartient pas et là ne doit pas être notre préoccupation tout comme sainte Bernadette qui ne se préoccupait que d’une chose devant son curé : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire » Heureux serons-nous si nous restons dans notre rôle ! Heureux serons-nous si nous apprenons à rester à notre juste place dans notre collaboration avec l’Esprit Saint.

L’Esprit Saint nous est promis. Nous le fêterons à la Pentecôte en fêtant également la naissance de l’Eglise car c’est lui qui, en se donnant, maintient le lien, l’union entre les croyants et Dieu. L’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, est le seul maître. Quand nous l’appelons, n’oublions jamais qu’il est déjà là, que nous l’avons reçu le jour de notre baptême. Quand nous l’appelons, prions en même temps pour que nous puissions le laisser vivre à travers nous et non pas l’entraver au profit de nos propres petits intérêts.

Il nous arrive, en Église, de fermer la porte à l’Esprit Saint pour suivre nos vues humaines, pour diviser et exclure au lieu d’unir et rassembler. Rassurons-nous ! Si la porte est fermée, l’Esprit Saint rentre par la fenêtre ! Il arrive même qu’il parvienne jusqu’à nous par le visage le plus improbable, par une parole qui nous désarçonne et ébranle nos convictions.

Sachons lui ouvrir notre cœur… Sachons l’accueillir dans sa nouveauté et son audace pour lui rester fidèle. Rencontrons l’Esprit au-delà de la lettre figée qui nous rassure si souvent au détriment du souffle missionnaire qui fait de nous une Église toujours en expansion, ouverte et accueillante.

Père, Jean Chilair BONCOEUR

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