Péleriner autour de Kermaria Enregistrer au format PDF

Pèleriner par le circuit de la danse macabre
Jeudi 27 septembre 2018

Votre marche vous conduira à travers la campagne pludualaise et plouhatine et vous guidera à la chapelle de Kermaria an Iskuit.

Ce circuit peut démarrer de la place de l’église de Pludual et est balisé en jaune. Une fiche de randonnée est disponible à l’office de tourisme. Votre marche vous conduira à travers la campagne pludualaise et plouhatine et vous guidera à la chapelle de Kermaria an Iskuit.

C’est une chapelle seigneuriale dédiée à la Vierge, Notre Dame de Kermaria. Elle fut érigée au début du XIIIe par Henry d’Avaugour, comte de Goëlo, et ses pairs au retour d’une croisade en Terre Sainte. Agrandie au XVe par l’allongement de la nef et des bas-côtés, puis modifiée au XVIIIe avec la construction du grand chœur et le percement de nouvelles fenêtres, elle fut classée Monument Historique en 1907.

L’intérieur présente des statues intéressantes. On peut admirer une Vierge du XVIe siècle, située sur l’autel, chaussée de curieuses chaussures, présentant le sein à l’enfant Jésus, qui le refuse.
Dans le chœur, on peut voir également les Retables d’albâtre du XVe siècle et d’origine anglaise (Annonciation, Couronnement de la Vierge, Adoration des mages, l’Assomption, ..). Une boîte à crâne (celui du seigneur de Lêzobré « Les Aubrays »), ainsi qu’un lutrin du XVIIe siècle, et le début d’un escalier de pierre qui donnait accès à une chambre, mise à la disposition des pèlerins de passage. Il y a aussi la trappe en bois qui conduit au souterrain.

Le plus remarquable à Kermaria est la danse macabre visible sur les murs de la nef.
Elle a été réalisée entre 1483 et 1501. Badigeonnée de chaux au XVIIIe siècle, elle a été retrouvée au milieu du XIXe siècle par Charles de Taillard, l’un des descendants des seigneurs qui possédèrent Kermaria au XVIe siècle.

Danse macabre
Danse macabre

Cette danse s’inspire de la danse macabre peinte à Paris en 1425 sous les arcades du cloître du Charnier des Innocents, dont les reproductions circulèrent dans toute l’Europe.
Les figures, qui se tiennent par la main, représentent des personnages vivants, de tous âges et de toutes conditions sociales, séparés par des cadavres décharnés qui rythment la farandole.
La danse commence au sud (côté chapelle seigneuriale) et se termine sur la face nord. Elle se compose d’une trentaine de personnages de 1,30 m de haut, qui apparaissent selon un ordre social décroissant.

L’acteur, l’auteur chargé de rédiger les sentences inscrites sous chaque personnage, mène traditionnellement la sarabande, mais son image a disparu ainsi que celles du pape et de l’empereur. Sont visibles le cardinal, le roi, le patriarche, le connétable, l’archevêque, le chevalier et l’évêque (écuyer, l’abbé, le bailli et l’astrologue, qu’on aurait dû trouver de chaque côté du vitrail, ont également disparu). La danse reprend avec le bourgeois, le chartreux, le sergent. Viennent ensuite quatre personnages qui ne sont pas séparés par des squelettes : le médecin avec sa fiole de médicament et la femme qui s’accroche au bras de ses deux voisins, le mendiant et l’usurier. L’alternance reprend avec l’amoureux en pourpoint, le ménestrel avec son biniou, le laboureur avec sa serpe et son hoyau, et enfin le cordelier (l’image de l’enfant ayant également disparu).

Chapelle Kermaria Intérieur chapelle Kermaria Porte de Kermaria

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