Paroissiennes, Paroissiens,
Depuis le mois de mars 2020, nous vivons une période inédite de pandémie liée au virus Covid19. Depuis, nos vies ont été bouleversées et cette période que nous pensions d’abord brève se poursuit. Pourtant il nous faut bien aller de l’avant et aborder l’année 2021 avec confiance et espérance.
Pour nourrir notre réflexion et savoir comment faire, le Pape François nous rappelle sans cesse la dynamique missionnaire qui doit nous habiter. Dans son message pour la Journée Missionnaire Mondiale, le Pape François rappelait que « Comme les disciples de l’Évangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous.
Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous sommes aperçus que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble ». Les événements que nous vivons depuis des mois font expérimenter notre fragilité humaine, mais nous reconnaissons en même temps que nous « sommes tous habités par un profond désir de vie », c’est dans ce contexte que l’appel à la mission se présente comme une « opportunité de partage, de service, d’intercession. La mission, que Dieu confie à chacun, fait passer du « moi » peureux et fermé au « moi » retrouvé et renouvelé par le don de soi ».
Concrètement, pour commencer l’année qui se présente à nous, l’idéal serait de passer du « moi » au « nous », d’une manière individuelle de penser l’avenir vers une dynamique de fraternité collective au nom du Christ… en étant attentifs les uns aux autres. « Comme Marie, la mère de Jésus, sommes-nous prêts à être sans réserve au service de la volonté de Dieu » (cf. Lc 1, 38) ?
La période que nous traversons depuis le mois de mars 2020 -où tout était prévu et rien ne s’est passé comme espéré- amène à deux constats. Tout d’abord, nous ne pouvons pas tout contrôler et il nous faut accueillir les événements avec force et confiance sans pouvoir « tout planifier », en un sens, il faut lâcher prise et nous en remettre au Seigneur, comme l’ont fait nos « anciens » durant les moments difficiles. Ensuite, en temps de crise, il convient de passer du mode de la « programmation » -pouvoir tout planifier- à celui de la « conduite » - où jamais rien ne se passe selon les plans prévus- ce qui suppose une adaptation constante aux nouvelles conditions du terrain et des impératifs sanitaires pendant une période indéterminée.
Nous constatons autour de nous que, tant du point de vue individuel que de celui des états, les forts manifestent leur force tandis que les faibles se recroquevillent. Il n’est pas facile de passer de la « programmation » à la relative insécurité de la « conduite » en étant seul. Cela se vit bien qu’en travaillant en équipes et en s’appuyant sur les compétences et les forces des uns et des autres. Qui veut aller vite, avance seul… qui veut aller loin avance ensemble ! et c’est au cœur de l’Eucharistie que nous trouvons notre force et notre unité.
Chers amis, paroissiennes, paroissiens, je souhaite qu’en 2021, nous puissions bâtir un monde d’espérance où avec les dons de Dieu : Prière, Évangile comme programme de vie, volonté de dialogue, accueil des jeunes et accompagnement de nos aînés, initiatives individuelles et collectives de solidarité.
Une belle route -sans doute complexe à la suite du Seigneur, sur les chemins de la vie, se présente à nous en 2021. Elle sera, pour une part, ce que nous en ferons. Toutes et tous ensemble, continuons de répondre aux appels du Seigneur au cœur de son Peuple et demeurons dans la confiance et dans l’espérance.
Très bonne et sainte année 2021 et que le Seigneur vous bénisse !