Kelou mat n°4 avril 2021 Enregistrer au format PDF

AU BOUT DE LA NUIT ! … PÂQUES
Dimanche 13 juin 2021

Ah, cette pandémie ! Gestes barrières, relations sociales réduites, conditions de travail déstabilisées… Et notre angoisse monte, notre espérance s’assoupit. Allons-nous un jour voir le bout de ce tunnel ?

Ah, cette pandémie ! Gestes barrières, relations sociales réduites, conditions de travail déstabilisées… Et notre angoisse monte, notre espérance s’assoupit. Allons-nous un jour voir le bout de ce tunnel ?

Nous voilà fatigués, usés, isolés, déboussolés dans ce contexte inédit : nous tendons désespérément les mains vers une aube qui tarde à venir.
Mais qui n’a pas connu la nuit ne connait pas le jour. « Au bout de toute nuit, il n’y a pas la nuit, mais l’aurore. Au bout de l’hiver, il n’y a pas l’hiver, mais le printemps. Au bout du désespoir, il n’y a pas le désespoir mais l’espérance … » (Joseph Folliet)
Même toi, Jésus, tu hurles sur le bois de la croix devant l’apparent abandon de ton Père : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Avouons-le, Seigneur, croire en toi, en ton amour, nous le faisons trop souvent par intermittence…Quant à notre espérance, nous en sommes souvent au Vendredi-Saint. La foi ? « Vingt-quatre heures de doute moins une minute d’espérance » disait Bernanos.

Seigneur, aide-nous à franchir le gué de la nuit, à nous ouvrir à la lumière de Pâques.
Fais-nous croire, malgré le poids de ces jours sans lumière que nous vivons en ce moment.
Fais-nous croire à cette toute petite minute où l’espérance vient rouler la pierre des tombeaux de nos vies.
Donne-nous cet amour qui cherche à aimer au lieu de retomber dans les ornières de l’individualisme.
Confie-nous cette parole qui cherche à dire, à écouter, à dialoguer, à comprendre l’autre au lieu de s‘enfermer dans le silence.
Apprends-nous les gestes tendres et fraternels, qui nous ouvrent le cœur à l’autre, le frère, la sœur au lieu de passer et repasser notre chemin sans offrir un regard.

Pâques : croire que tout est encore possible, nos existences peuvent se remettre debout.
Pâques : croire que la nuit cède enfin le pas aux premières lueurs de l’aube.
Pâques : croire que nous pouvons nous remettre en marche comme des aventuriers vers la Terre promise de notre propre résurrection.

Que ton Souffle, Seigneur, écarte la cendre de nos vies et attise notre espérance.
« Seigneur, toi qui te tiens au seuil de nos tombeaux où nous nous enfermons, donne-nous de déposer à terre les fioles de notre désespérance ! Que ta parole réveille en nous aujourd’hui ce qui est retenu dans la mort ! Christ, Seigneur, tu es le Vivant et tu nous parles de vivre ! » (Francine Carrillo) Tu nous murmures à l’oreille de notre cœur : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si tu entends ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez toi. »

Yvon Garel

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