Kelou mad n°4 avril 2020 Enregistrer au format PDF

Mort et vie
Samedi 18 avril 2020 — Dernier ajout mercredi 27 mai 2020

Au cours de cet hiver, la tempête a soufflé dans plusieurs régions semant sur son passage la destruction et la mort. Elle a aussi balayé les nuages laissant derrière elle un ciel bleu ensoleillé, un appel à la vie.

Abbé André PERROT

Au cours de cet hiver, la tempête a soufflé dans plusieurs régions semant sur son passage la destruction et la mort. Elle a aussi balayé les nuages laissant derrière elle un ciel bleu ensoleillé, un appel à la vie.

Bien des familles connaissent ces alternances de mort et de vie : à peine dispersées après un enterrement elles se retrouvent pour fêter la joie d’un baptême. Notre vocation humaine s’accomplit elle aussi dans ce mouvement jusqu’à ce que, passé par le tombeau le Christ nous établisse dans sa vie de ressuscité.

En ce mois d’avril, nous vivons la dernière semaine de Carême, avant d’entrer dans la grande semaine dite Semaine Sainte. Nous célébrerons la Passion et la mort du Christ puis la lumière éclatante de Pâques. Nous apprécierons cette vie nouvelle de rachetés qui se poursuivra jusqu’à la fête de la Pentecôte.

C’est le Carême. Il faut que la tempête souffle sur nous pour détruire ce qui doit l’être. Balayer tous les nuages pour laisser percer le soleil de Dieu qui transforme en vie même notre péché. Un carême sans ascèse, sans silence, sans réconciliation, sans prière plus assidue, n’a pas de sens.

C’est la Semaine Sainte. Le Fils de Dieu se donne sur la croix et dans l’eucharistie, il meurt par amour, il ressuscite et fait éclater nos tombeaux détruisant à jamais le pouvoir de la mort. Désormais, elle est passage vers la vie. Sur notre chemin de la terre, il nous faut apprendre à mourir chaque jour, chasser la haine, l’orgueil, l’égoïsme, tous les péchés qui ferment nos tombeaux. Il ne s’agit pas d’atteindre je ne sais quelle perfection humaine, mais comme le Christ, de choisir l’amour.

Pour bien célébrer les jours saints, prenons le temps de nous approcher du sacrement de réconciliation. Il s’agit d’accomplir un itinéraire de conversion et de pénitence pour ôter de notre vie, les déchets du péché, le carême est le temps favorable. C’est le temps du renouveau intérieur. Ce sacrement qui nous fait passer des ténèbres du péché à la lumière de la grâce et de l’amitié avec Jésus.

Réconciliés avec Dieu et nos frères, nous crierons la joie de Pâques. Jésus était mort, il s’est levé du tombeau éternellement vivant dans la gloire du Père. Et sa vie nous inonde transformant nos cœurs de pierre en cœurs de chair. Maintenant c’est de sa vie que nous vivons, cette vie qui a définitivement vaincue le mal et la mort.

Abbé André PERROT

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