Grands témoins du XXe siècle : Maximilien Kolbe Enregistrer au format PDF

Saint et Martyr, protecteur de ce siècle difficile
Jeudi 27 septembre 2018 — Dernier ajout vendredi 12 octobre 2018

Maximilien Kolbe
Maximilien Kolbe

Raymond Kolbe nait en Pologne le 8 janvier 1894 dans une famille pauvre, mais profondément unie et croyante. Un jour, ce petit garçon turbulent, est bouleversé par une remarque de sa mère qui s’écrie : « Mon pauvre enfant, que tu vas devenir ? »
Il prie alors la Sainte Vierge de lui répondre. Et, dira t-il à sa mère, « elle lui apparue en tenant deux couronnes, l’une blanche et l’autre rouge. Elle m’a regardé avec amour et me les a proposées. La blanche signifie que je serai toujours pur et la rouge que je serai martyr. Je les ai acceptées toutes les deux ! » Il n’avait que dix ans !

A treize ans, il se sent appelé à devenir franciscain et entre au petit séminaire de Lwow. En 1910 il prend le nom de Maximilien-Marie et commence son noviciat. Il fait de très brillantes études à Rome malgré sa santé fragile.
En 1917 il fonde la Milice de l’Immaculée qui a pour but la conversion de tous les pécheurs. Les moyens mis en œuvre sont : l’exemple, la prière, la souffrance et le travail, dans une consécration totale à l’Immaculée. Maximilien est aussi très proche de Thérèse de l’Enfant Jésus à qui il confie ses désirs missionnaires infinis.
Il est ordonné prêtre en 1918. De retour en Pologne, il fonde un mensuel : Le Chevalier de l’Immaculée, qui connaît une diffusion étonnante. En 1930, il part au Japon et fonde le jardin de l’Immaculée, où il demeure jusqu’en 1936.

La guerre interrompt ses activités : la Pologne est vaincue et occupée. Il est arrêté une première fois le 19 septembre 1939. Relâché le 8 décembre, Maximilien réussira à publier un dernier numéro du Chevalier avant d’être à nouveau arrêté par la Gestapo le 17 février 1941 et incarcéré à Varsovie.
Le 28 mai, il est déporté au camp d’Auschwitz, et porte le matricule 16670.
Le 30 juillet, un prisonnier parvient à s’évader. En guise de représailles, le commandant du camp décide de choisir dix déportés du même bloc et les condamne à mourir de faim et de soif dans le « souterrain de la mort ». A la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, le père Maximilien sort des rangs et s’offre pour remplacer l’un des condamnés, un jeune père de famille. De cette manière inattendue et héroïque, le Père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans ce souterrain où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par le saint homme.

Dernier, le père Kolbe remet sa vie à Dieu en recevant une injection de phénol le 14 août 1941.
Le lendemain, fête de l’Ascension, son corps est brûlé au four crématoire et ses cendres dispersées au vent.

Paul VI le déclare Bienheureux le 17 octobre 1971.
Le 10 octobre 1982, Place St-Pierre à Rome, Jean-Paul II déclare le Père Kolbe, Saint, en proclamant que « Saint Maximilien n’est pas mort, mais a donné la vie… »

Le père de famille sauvé de la mort en 1941 assiste à la canonisation.
Jean-Paul II a souhaité que le Père Maximilien Kolbe soit un exemple pour notre société grâce à ce témoignage héroïque de sérénité et d’amour qu’il a vécu aux heures les plus sombres. « Seul l’amour est une force de création » disait le Père Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là même à faire face à la haine avec la force de l’amour.

Jésus n’avait-il pas dit : «  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime » ?

Michelle Menguy